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S.T.Y.L.E.S.

Sex and the City ou ma réflexion personnelle sur la femme

Stéphanie Chicoine
18 juin 2008

Hier soir, je suis allée voir Sex and the City avec ma chère mère. Ben oui, je suis en retard, je ne suis pas in pantoute; je suis comme une vieille paire de souliers passée date. Bref, voici donc ma critique sur le film pour commencer.

Les quatre filles ont toujours les mêmes personnalités, rien n’a changé. Toutefois, les filles ont vécu plusieurs changements majeurs dans leurs vies respectives entre la fin de la saison 6 et la sortie de ce film. Carrie va se marier avec Big et délaisser son petit appart, Samantha habite avec Smith en Californie, Charlotte et son mari ont adopté une belle fille et Miranda vit une énorme séparation. Je ne vais pas vous dévoiler tous les détails de leurs histoires, mais disons qu’elles furent démontrer de façon très cinématographiques et archi américaines. Je m’explique.

C’était un vrai délice d’écouter les épisodes puisque le temps passait vite et l’on connaissait les personnages par cœur. Dans le film, on entend du Fergie (qui détruit carrément le thème musical de la série), mais il y a aussi d’autres détails que j’aurais retirés. Jennifer Hudson joue le rôle de l’assistante de Carrie…vraiment pas nécessaire. J’aurais mis plus l’accent sur les personnages interprétés par Mario Cantone et Willie Garson, qui sont toujours agréables à regarder et qui ont déjà joués dans la série télé. Il y a aussi la narration de Carrie. Mon chum a vu 99 Francs la semaine dernière et disait que le point faible du film est la narration, comme si nous ne pouvions pas regarder et comprendre le film sans elle. Dans Sex version télé, on sait que Carrie fait la narration, mais pendant 30 minutes, c’est juste mignon. Pendant 2h30, c’est long. Il aurait été rafraîchissant de ne pas l’entendre et peut-être plus intelligent de se concentrer sur le reste du scénario.

On peut y trouver d’excellentes scènes et d’excellents dialogues, mais ils sont peu nombreux. Ce film est meilleur que bien des ‘chick flick’, mais il n’est pas aussi accrocheur que la série télé. Les thèmes de l’amour et de l’amitié sont toujours omniprésents, mais ils me semblent beaucoup plus quétaines et très clichés, comme dans tous les films américains.

Et que dire des centaines de vêtements et accessoires dans ce film? Toutes les grosses marques de riches ont leurs propre rôles durant les 2h30 du long métrage: Louis Vutton, Vivenne Westwood, Manolo Blahnik, Fendi, Ralph Lauren, Oscar de la Renta, Versace, Jimmy Choo, etc…La liste est trop longue pour que je vous nomme tous les designers. Il y a des magnifiques pièces, mais certaines sont atroces. Vous êtes une fashion victim si vous voulez porter tous les morceaux dans le film. Les quatre new-yorkaises ont toujours cet amour inconditionnel pour les marques, mais j’ai trouvé que le film en mettant un peu trop. Dans la série télé, je me demandais déjà comment Carrie pouvait avoir un appart si petit et porter des souliers à 500 piastres. Je me disais que j’avais déjà fait des dépenses aussi niaiseuses que ça, dans le passé (vêtements, billets de spectacles, CD) alors je ne devais pas la juger. Dans le film toutefois, on dirait que cet étalage de vêtements dispendieux est davantage présenté comme de la grosse publicité plutôt qu’un clin d’œil au shopping. Aller au parc avec un kit Chanel ou aller faire son épicerie avec des gros talons hauts, c’est un brin intense pour moi. Ça fait partie de Sex and the City bien sur, mais c’est quasiment pathétique quand tu penses que certaines femmes peuvent écouter ce film et penser qu’elles doivent être chic et tendance 24 heures sur 24.

Ce film m’a fait énormément réfléchir sur les femmes en général. Il serait vraiment intéressant de voir une version de Sex and the City mais en version salaire moyen. J’aimerais voir quatre filles entre 20 et 30 ans qui attendent après leurs chèques de 700$ par deux semaines pour aller s’acheter un t-shirt Volcom à 40$. Je voudrais les voir aller au Super C et acheter des Joe Louis quand elles n’ont pas d’argent.

La série est excellente, mais ce qui me fait peur, c’est que certaines femmes veulent imiter la vie des quatre femmes et c’est dangereux. Doit-on vraiment baser nos vies sur les films, la télé, les magazines et les livres de psycho sur les couples et la croissance personnelle? Doit-on se ruiner pour une paire de chaussures juste pour que les gens nous trouvent cool? J’adore magasiner, acheter des magazines de mode de temps en temps et lire les ‘Shopaholic’ de Sophie Kinsella comme bien des filles, mais je ne veux pas que ma vie tourne autour de ces choses!

Ce qui est intéressant dans le film, c’est de voir que même si tu as des vêtements derniers cri, une superbe maison à Los Angeles et un accès VIP durant la semaine de la mode à New York, tu peux être aussi malheureux que la classe moyenne. Le bonheur ne s’achète pas.

Voilà. C’était ma crise de fi-fille de la semaine. Je vais surement lire cette critique la semaine prochaine, penser différemment et me dire que j’aurais du penser à mes arguments davantage, mais en attendant, laissez-moi donc vos commentaires sur le film. Ou sur les trucs de filles.

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