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S.T.Y.L.E.S.

Anna Calvi au Cabaret du Mile-End : brillante et envoûtante

Stéphanie Chicoine
11 décembre 2011

Hier soir, la pleine lune brillait par tous ses feux, mais elle n’était pas la seule. Une jeune londonienne du nom d’Anna Calvi sévissait avec passion sur la scène du Cabaret Mile-End…

Dès la première note de la pièce instrumentale Rider To The Sea, pièce d’ouverture de son album homonyme, les frissons me parcoururent le corps, de la tête au petit orteil. L’excellence de son doigté à la guitare, sa présence et son ensemble rouge et noir, le tout agrémenté par ses escarpins noirs et ses lèvres de couleur rouge passion, étaient en parfaite symbiose pour taire le public déjà conquis. Vint ensuite No More Words, où la performance vocale ressemblait plus à une opération de séduction qu’une simple performance scénique. Je suis extrêmement jalouse d’elle mais en même temps, si fière d’admirer l’étendue de son talent, qui lui a valu une nomination au prix Mercury et les éloges de Brian Eno.

Nous avons eu droit à trois reprises durant le spectacle : la version française de Jezabel en fin de rappel, une version très sensuelle et épurée de Wolf Like Me de TV On The Radio et une version tout aussi sensuelle de Surrender d’Elvis Presley.

Si le public remarqua déjà ses prouesses à la guitare dès les premiers instants, l’ultime consécration vint lors de son solo digne d’un bon spectacle de métal durant Love Won’t Be Leaving, pièce jouée juste avant le rappel. Hallucinant. Elle n’a absolument rien à envier à ses confrères de l’industrie. Anna pourrait définitivement faire rougir les Clapton, Page, Richards, Cooder et autres grands guitaristes des dernières décennies. Elle ne fait pas que jouer sa guitare, elle lui fait carrément l’amour.

Qu’elle chuchote ou s’époumone au micro, Miss Calvi nous séduit à tout moment. Personne ne peut y échapper, lorsque la sorcière jette son sort, ses victimes deviennent complètement hypnotisées. Un concert bien trop court qui se retrouvera non seulement dans mon top de l’année, mais fort probablement dans mes meilleurs moments musicaux de ma jeune existence.

  • Rider To The Sea
  • No More Words
  • Blackout
  • I’ll Be Your Man
  • First We Kiss
  • Surrender
  • Suzanne And I
  • Wolf like Me
  • Morning Light
  • Desire
  • Love Won’t Be Leaving

Rappel :

  • The Devil
  • Jezebel

En première partie, le groupe portugais The Gift nous a offert une très bonne performance. La chanteuse ressemblait à une version moderne de Bettie Page, avec une longue robe à paillettes et ses hi-tops Nike. Le groupe propose une pop-rock fortement similaire aux meilleures chansons de Grandaddy, Chromeo, Of Montreal, les Rita Mitsouko et Beast. La chanteuse Sónia Tavares fut théâtrale à souhait, même presque trop. Peut-être voulait-elle transmettre sa passion et sa joie de vivre? Je ne sais pas. Ce fut quand même bien divertissant, efficace et très dynamique, par contre, le groupe gagnerait à faire les premières parties de groupes similaires à leur discographie, question de ne pas tomber dans l’oubli.

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